Depuis des décennies, les élus de Stains n’ont cessé de développer l’offre de logements sociaux sur le territoire de la commune. C’est ainsi qu’en partenariat avec divers bailleurs sociaux, et tout particulièrement avec l’OPH93, un parc de 8000 logements sociaux s’est constitué, ce qui représente 70% de l’habitat à Stains.
La municipalité et ses partenaires poursuivent leurs engagements puisque plusieurs programmes d’habitat, certains en locatif, d’autres en accession, sont aujourd’hui engagés, avec une grande diversité pour favoriser le parcours résidentiel des Stanois. A l’échelle de l’agglomération Plaine Commune, ce sont plusieurs milliers de logements nouveaux qui seront construits dans les prochaines années.
Il s’agit d’un taux très important qui place Stains parmi les toutes premières villes d’Ile de France en terme d’effort pour le logement social, alors que de nombreuses villes sont encore aujourd’hui en dessous du seuil de 20% imposé par la loi. C’est ainsi que le logement social ne représente que 4,3% de l’habitat au Raincy et 2,3% à Neuilly sur Seine.
En refusant d’accorder une juste place au logement social, ces politiques locales d’apartheid conjuguées au désengagement de l’Etat ont provoqué une énorme crise du logement en France et notamment en Région parisienne où il manque plus de 100 000 logements sociaux.
C’est dans ce contexte que la municipalité se mobilise pour un service public national du logement, garant d’un droit au logement réel à l’inverse des propositions de la loi Boutin.
Télécharger le voeu du Conseil Municipal du 30 septembre 2010 : Pour le retrait de la ponction triennale de 340 millions d'euros sur les budgets des organismes HLM
Logement : non à la loi Boutin
« Avec la loi Boutin, actuellement en débat au Parlement, la logique est désormais la suivante : aux plus précarisés les HLM, aux autres le secteur privé ou l’accès à la propriété! Cette politique, en pleine crise financière, ne tient pas compte de la situation réelle des familles, qui seront encore un peu plus fragilisées. Aucune mesure n’est prévue pour sécuriser les emprunts de longue durée ou agir sur l’augmentation des charges de copropriété. Rien n’est fait pour encadrer les loyers anormalement élevés du secteur privé, soumis à la seule loi du marché. Quant au logement social, il voit ses missions réduites à la gestion de la misère. Les locataires les moins pauvres sont culpabilisés et poussés vers la sortie, au mépris de toute exigence de mixité sociale. L’obligation pour les communes d’atteindre un seuil minimum de 20% de logements sociaux (72% à Stains, 4,2 au Raincy et 3,9 à Neuilly-sur-Seine dans la ville de Monsieur Sarkozy !), qui est une incontestable avancée, a pu être maintenue in extrémiste grâce à la vive intervention des parlementaires communistes et la mobilisation des amicales de locataires.
Il est temps que tous ensemble nous réagissions ! Votre député Marie George Buffet et moi-même demandons à l’Etat, seul garant du droit au logement, de se donner enfin les moyens d’une politique publique digne de ce nom, permettant à toute personne d’accéder à un logement de qualité et de s’y maintenir.
Nous exigeons une politique ambitieuse de production de logements sociaux, appuyée sur des moyens financiers conséquents ; un programme de logements-relais et de place d’hébergement pour faire face à l’urgence, avec un suivi social adapté ; le retour au « 1% logement » et le maintien des fonds du livret A pour le logement social; un réajustement de crédits pour la rénovation urbaine des quartiers du Clos Saint-Lazare et de la Cité-jardin.
Nous demandons le retrait de cette loi inefficace et destructrice. »
Michel Beaumale
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